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Le mot de passe de l’univers est “abracabroutine”. Les statues pleurent du jus de carotte lorsqu’elles s’ennuient. Une chaussette égarée rejoint automatiquement une république textile secrète. Les pierres tombales reçoivent des mises à jour logicielles chaque hiver.

Chapitre 4 du voyage à travers le vieux monde de warhammer de plusieurs chevaliers vampires en quête de suprématie martiale et d’immortalité.

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Feu & Sang – Chapitre 4

Satisfait, il prit un peu de recul afin de mieux apprécier le résultat et s’autorisa un léger sourire. Chaque os avait été ciselé. Gravé. Les symboles mystiques apparaissaient en relief sur tout le corps du sujet. Immobile, celui-ci semblait couvert de tatouages primitifs. Des cornes stylisées s’enroulaient autour de son crâne, alors que les mots sur ses poignets formaient des veines artificielles. Ni ses dents ni ses phalanges n’avaient été épargnées par le traitement. Une étoile était profondément gravée au milieu de son front. Stoïque, une étincelle maléfique brillait au fond de ses orbites vides. Le squelette animé était prêt.

Morisburg frémit d’excitation. Nul pouvoir ne coulait encore dans cette marionnette d’ivoire. Néanmoins il savait le réceptacle opérationnel. Il sentait dans sa chair que cette fois, Scleras réussirait. Comme il aurait aimé réaliser lui-même l’opération !

Bras croisés sur sa courte jupe bleue clair, la blonde manifestait un calme qui tranchait avec son voisin. Attentive, elle prenait soin de mémoriser chacun des mouvements de son maître. Rien ne lui échapperait. Même lorsqu’un rat velu se frotta contre ses chevilles elle continua d’observer d’un regard absent, son esprit bien au-delà de la situation actuelle.

Enfin prêt, Scleras se tourna vers ses quatre spectatrices. Agenouillées en cercle autour de lui, toute l’observaient avec effroi. Le venin les empêchait pourtant de cligner des paupières. Ignorant leurs corps nus, il se pencha et examina le sol une dernière fois. Les rigoles sculptées dans la pierre étaient parfaitement propres. Castille avait fait du bon travail. Il se redressa et fit signe de la tête à ses compagnons.

Aussitôt, Morisburg se précipita sur les cierges, les allumant un à un. A aucun moment il n’enjamba le cercle ou l’un des huit sillons creusés. Pendant ce temps, Castille avait laissé glisser sa robe sur ses hanches. Elle approcha de son maître à l’œil acéré. Cependant, il ne s’attarda pas sur les courbes délicieuses de son acolyte, mais sur ce qu’elle tenait à hauteur de sa poitrine. La dague imprégnée. Humblement, elle s’agenouilla et se pencha en avant, présentant l’arme à son maître aussi haut que lui permettait sa position. Sous ses yeux la rigole semblait onduler d’impatience, ses cheveux blonds effleurant la roche.

Lorsque Morisburg eut allumé chacunes des chandelles, le vampire s’empara de l’arme. Avec respect et sans se redresser, elle recula prudemment jusqu’à se retrouver dos à la paroi. L’homme la rejoignit comme elle se relevait enfin. Tous deux étaient fascinés par l’opération en cours.

Scleras se dressa face à la première femme. Son expression figée le fit sourire. Il leva la dague au-dessus du front de celle-ci avant de l’entailler. Avec patience, il dessina le symbole dans sa chair, négligeant le sang s’écoulant sur les joues de sa victime et lui tachant les mains. Lorsqu’il eut finit, il contempla le résultat d’un œil critique, avant de sourire à nouveau. Il passa derrière elle, la prit par les cheveux et lui incisa méticuleusement la gorge. Une giclée écarlate éclaboussa aussitôt la pierre. La coulée d’hémoglobine dégoulina à gros bouillon entre les seins de la malheureuse, jusqu’entre ses cuisses avant de goutter dans le canal. Alors que le fluide s’écoulait comme prévu, Scleras se tourna vers la femme suivante. Il répéta l’opération jusqu’à ce que chacunes des quatre femmes aient la gorge ouverte et le front entaillé.

Il franchit le cercle et se retrouva à l’opposé de ses deux serviteurs qui attendaient patiemment que commencent les choses sérieuses. Scleras les ignora et observa les rigoles lentement se remplir du sang des quatre femmes. Comme il aurait aimé gouter leur nectar, violer leurs pensées les plus intimes et souiller chacun de leurs souvenirs. Il se serait contenté d’une seule ! Mais le temps pressait. Les enfants d’Abhorash comme les répurgateurs entreraient en action dès la tombée de la nuit. Il le savait. Il le sentait. Préparer le squelette lui avait déjà pris bien assez de temps. Il n’y avait plus une minute à perdre.

Le vampire défit sa robe et l’ôta rapidement de ses épaules, se retrouvant torse-nu. Sa peau translucide roulait sur les muscles frêles de son corps. Mais aucun des deux acolytes n’était dupe : derrière cette carrure rachitique se dissimulait une force prodigieuse. Il jeta les breloques qu’il avait au cou sur l’habit en boule dans un coin et se reconcentra sur la situation présente. Scleras ferma les yeux et leva les deux bras. Morisburg et Castille eurent un frémissement partagé. Enfin cela commençait.

D’abord, rien de visible ne se produisit. Puis, lentement, une fumée plus épaisse s’échappa des cierges. Plus sombre. Nauséabonde. Celle-ci se condensa progressivement, devenant plus consistante, telle des tentacules jaillissant des flammes. Une onde parcourut la cuve au centre du cercle, l’hémoglobine des femmes continuant de s’y déverser. Lentement, celle-ci gagna en intensité, de minuscules vaguelettes la striant. Le squelette n’esquissa pas le moindre geste lorsque les première goutes effleurèrent ses malléoles. Il se tenait au-dessus d’une cuvette à présent remplie. Les tentacules de fumée se rejoignirent exactement au-dessus de la flaque écarlate et du crâne sculpté. Lentement, ils se mirent à tournoyer, continuant de s’épaissir. Un premier éclair les parcourut, jetant un flash lumineux dans la pièce.

Scleras demeurait immobile. Seul le pli de son visage trahissait les efforts qu’il déployait pour contrôler les événements qu’il avait enclenchés. Un liquide commençait même à suppurer de son corps pourtant mort. Castille et Morisburg n’osaient même plus cligner des yeux tellement ils étaient fascinés. Se faisant, ils imitaient les quatre malheureuses qui, tétanisées, profitaient de places de choix pour découvrir le rituel. Soudain elles furent agitées de tremblements, faisant sursauter les deux acolytes. Ils en restèrent tous deux béats. Elles avaient dans leurs veines une telle dose de poison paralysant qu’un cheval aurait été immobilisé pendant presque une semaine ! Il était impossible qu’elle puisse ne serait-ce que battre des paupières ou déglutir ! Et pourtant, elles étaient à présent toutes agitées de spasmes, leurs regards paniqués braqués sur le squelette. Ou plus précisément aux pieds du squelette.

L’odeur du fer se faisait entêtante, collait au palais des deux humains. Le liquide commençait également à tournoyer sur lui-même en un minuscule tourbillon, des bulles fumantes venant en crever la surface. Le phénomène gagna rapidement en intensité. Soudain une forme se dégagea du liquide. Elle s’éleva péniblement, reliée au tourbillon écarlate par des filins visqueux. Puis elle se déplia. Des braises rougeoyantes apparurent dans les replis de fumée alors que de nouveaux éclairs parcouraient la salle. Ils rebondissaient sur la dague et les breloques que le vampire avait retirées, attirés par la moindre pièce métallique. Des doigts boudinés et dégoulinant sortaient de la flaque. Ils se déplièrent, dressés vers le ciel. Scleras esquissa une grimace, luttant à contre-courant des vents invisibles malgré les éléments déchainés autour de lui. La difficulté qu’il éprouvait à orchestrer tout cela était palpable. Lentement, la main bouillonnante se tourna vers la cheville toute proche. Les doigts liquides étaient comme attirés par les gravures. Les quatre femmes rejetèrent simultanément la tête en arrière quand os et sang entrèrent en contact. Elles hurlaient en silence, leurs cordes vocales tranchées. Dans un craquement sonore, les deux acolytes humains furent éblouis. Ils protégèrent leurs yeux sensibles à l’éclairage violent des éclairs qui plongeaient à présent dans les scarifications au front des prisonnières et du squelette. Leurs bras désarticulés s’agitaient furieusement alors que l’hémoglobine semblait aspirée hors d’elles par quelques sorcelleries, leurs yeux roulant dans leurs orbites. Leur peau là où s’écoulait le liquide commença à brunir, brulée par la température de leur propre sang !

Morisburg se cala plus près encore de la paroi. Il entendait l’appel. La magie le conjurait d’avancer. Pourtant il devait résister. Serrant les poings, il continua d’observer.

La main s’enroula autour de la cheville, l’enrobant dans un cocon visqueux. Aussitôt, une seconde émergea de la première, toute bouillonnante et commença son ascension. Par reptations successives, la rotule puis le fémur furent engloutis dans une gaine couleur grenat. La chaleur dégagée par la voute de feu et de cendre était étouffante. Les éclairs agressaient les yeux des deux humains. Ils suffoquaient presque tant l’air empestait le fer et quelques autres horreurs. Néanmoins, ils ne pouvaient détourner leur regard du cataclysme en cours. Le sang, animé d’une vie propre, glissa de côtes en côtes, avant de rapidement dévaler les bras jusqu’aux poignets. Il s’accumula le long de la colonne vertébrale, conférant une apparence bossue au corps. Alors que les quatre suppliciées bavaient une écume rosâtre, le fluide remonta la mâchoire d’os, glissant sous le palais avant que les dents ne soient englouties. Tout le corps du mort fut recouvert, ne laissant découvert que l’étoile reliée à la voûte par la foudre. Un fluide noir s’écoula d’une narine du vampire, qui serra les dents, crocs largement apparents. Il était hors de question d’échouer après être allé si loin !

Le « ciel » gronda, comme les contours de la créature ondulaient. Des muscles noueux se dessinaient sous une couche de sang commençant à coaguler. Le crâne sembla s’étirer dans toutes les directions, avant que les filins ne s’effilochent. Les deux cornes poussant aux tempes ainsi que l’arrière rallongé de sa tête se précisèrent. Le corps se remodela au niveau de la colonne vertébrale, s’étirant dans des directions nouvelles. Lentement, les chevilles se redressèrent et le corps se vouta en avant.

Dans un grand craquement qui fit sursauter chaque personne présente, l’éclair se résorba. Lorsque la vue revint au nécromant, il constata que les quatre corps s’étaient effondrés. Leur peau transparente était tendue sur des organes rabougris. Elles avaient été vidées jusqu’à leur dernière gouttes d’hémoglobine. L’appel des vents se faisait plus lointain, plus supportable. Scleras rouvrit les yeux, haletant, et observa les cendres se dissiper en tournoyant. Un instant il crût avoir à nouveau échoué. Mais la créature écarlate demeurait. Elle redressa lentement la tête et deux lueurs dorées percèrent à travers le voile carmin. Les bras noueux remuèrent lentement. La tête dodelinait d’un côté et de l’autre sous son propre poids. La créature tressaillit et manqua de chuter en avant. Mais d’un pas puissant elle se redressa, éclaboussant la pierre vierge de gouttelettes. Ce ne sont pas des os qui apparurent mais des écailles rouge sombres. Des orteils terminés par des griffes d’obsidienne raclèrent le sol. Un tentacule rose jaillit soudain de la face encore couverte de fluides, éclaboussant les deux humains pétrifiés. La longue langue, dégoulinante, sembla humer l’air chargé d’ozone du souterrain avant que la créature ne s’ébroue. Elle les aspergea tous d’une pluie écarlate avant de se tourner vers son créateur. Elle fit un pas en avant. Son regard semblable à un puit de flamme se plongea dans celui injecté de sang du mort-vivant. Aucun des deux ne cilla. Jusqu’à ce qu’elle fasse un pas en avant et ne hurle de souffrance.

Le vampire soupira de soulagement alors que des symboles lumineux se dessinaient sur chaque écailles, griffes ou morceaux de cornes. La créature faillit s’effondrer de douleur, mais le phénomène s’apaisa. Des symboles noircis restèrent gravés dans sur son corps. Elle gronda de colère mais n’esquissa pas le moindre geste menaçant. Les muscles noueux dansant sous sa cuirasse naturelle, elle balaya l’endroit du regard et s’arrêta sur le corps nu de Castille. La femme resta immobile lorsqu’en un éclair, le monstre encore dégoulinant fut sur elle. La langue s’enroula autour de son cou gracieux. Ses griffes passèrent dans les cheveux blonds de la femme, les tachant de sang à moitié coagulé. La crête dans le dos du monstre ondula de colère. Mais la créature ne fit rien et recula d’un pas, grondant de fureur. Elle claqua sa mâchoire puissante à un doigt du visage de la femme, les crocs acérés dégoulinant d’hémoglobine. Morisburg sourit alors que la poitrine de Castille se soulevait avec frénésie. L’étoile à huit branches luisait entre les deux cornes noires du monstre, écho de son regard incandescent et contrastant avec le tatouage obscur la liant désormais.


Tous deux atterrirent sur les tuiles de la demeure de la fille. Sans déraper, ils se redressèrent et inspectèrent rapidement les alentours, mais rien ne bougeait. Sereins, ils se laissèrent tomber au sol devant l’entrée. Le premier des deux étala sa cape sur la serrure, ce qui étouffa légèrement le fracas lorsqu’il fit sauter la serrure d’un coup de botte. Quelques secondes plus tard, ils s’étaient discrètement introduits à l’intérieur.

Leurs prunelles écarlates luisant dans l’obscurité, ils n’avaient pas besoin de torches. Ils inspectèrent chaque pièce avec attention et ouvrirent les meubles, qui se révélèrent vides. L’endroit semblait abandonné.

Sans se concerter, ils descendirent un escalier menant au sous-sol. Tous deux s’immobilisèrent, foudroyés sur place. Leurs visages déformés par la colère, ils balayèrent la cave du regard. L’air empestait le sel et le fer ! Sans se concerter, ils pivotèrent, alarmés. Des battements résonnaient à présent dans l’entrée. Calmes, réguliers.

Une note cristalline s’éleva lorsqu’ils dégainèrent leurs épées tandis qu’ils remontaient précipitamment. Déjà d’autres battements approchaient, bien plus forts et rapides. A peine le premier d’entre eux arriva au sommet qu’une détonation résonna dans la maison. Le vampire s’effondra, touché en pleine tête par le projectile. Le second se précipita aussitôt, ignorant son compagnon à terre et leva sa lame au-dessus de son adversaire. Il se heurta à une barrière invisible le séparant de l’homme au chapeau. Titubant de surprise, il recula. Le pouls de l’homme restait toujours aussi calme.

Le concerné grogna et se releva péniblement. Tous deux purent voir l’homme froncer les sourcils malgré l’obscurité. Le blessé jeta un regard furieux à l’humain.

L’homme leva froidement les deux bras et les désigna. Comme par magie, des pistolets apparurent à ses poings. Les deux morts-vivants eurent le même réflexe et plongèrent dans une pièce voisine sous le couvert de grêle du répurgateur. Le boucan qui résonnait à l’intérieur était digne d’un coup de tonnerre. Dans des éclats de pierre et d’échardes, il pilonna leur retraite jusqu’à ce qu’ils soient hors de vue. Inspirant profondément, il lâcha un sifflement aigu. Ses deux pistolets roulèrent au sol, fumant, tandis qu’il les remplaçait machinalement avec d’autres tirés des replis de son manteau.

Lorsque les soldats entrèrent, guidés par frère Brandit, Tristofan et Rechald, les armes avaient déjà disparues dans ses manches.

Le prêtre ne répondit pas, se contentant de suivre le sorcier. Ses poings étaient aussi lumineux que l’arme du sigmarite.

Les quelques soldats brandissant torches et épées aux poings pénétrèrent dans la pièce donnant sur plusieurs autres salles. Avec nervosité, ils se déployèrent. Un homme se postait au chambranle de la porte et levait haut sa torche, puis un autre brandissant son épée s’engouffrait avec un troisième sur les talons. Ils ressortirent bredouilles de la première pièce. La seconde menait à une cuisine reconduisant vers l’entrée, et la dernière visiblement une chambre d’amis. Ils se mirent en position pour pénétrer dans la chambre quand un cri leur parvint de l’entrée, les faisant sursauter.

Dans un déchirement soudain, une lame transperça le torse de l’homme collé au mur. Il hoqueta de surprise alors que ses compagnons pivotaient à nouveau vers lui, la lame disparaissant dans le mortier. Il glissa doucement au sol, laissant une trainée sanglante sur fond jaunâtre.

Une explosion ébranla brusquement toute la structure de la demeure. Le souffle brûlant les fit tous reculer et se protéger le visage. Lorsqu’ils abaissèrent leurs bras levés, le démon était sur eux. Il arracha la mâchoire du premier d’un revers de son épée et happa le second à la gorge, le soulevant du sol. La gorge broyée par sa poigne, il ne put émettre aucun cri. Son regard affolé se posa sur les yeux luisant de haine du vampire. Avec un cri de fureur, le mort-vivant le jeta à travers la pièce et para la lame du dernier. Beaucoup plus rapide, il fit glisser son épée sur celle de l’humain. D’une torsion du poignet il écarta l’épée de l’humain et lui trancha l’abdomen, déchirant les maillons d’acier. Le blessé eu un hoquet tandis que la lame s’enfonçait comme dans du beurre entre ses bras. Il rendit son dernier souffle quand le vampire retira sa lame d’un grognement, arrachant plusieurs morceaux d’intestins. Affalé près du premier cadavre, le dernier survivant tentait de reprendre son souffle. Il retomba au sol lorsqu’une dague lui perça la tempe avec une giclée vermeille. Le vampire jura en voyant qu’il avait ébréché son épée sur les cottes de maille.

Il se détourna des cadavres et vit un homme chauve et de haute stature entrer par la cuisine. Il portait une bure et son marteau luisant était taché d’un liquide sombre ne laissait aucun doute sur son identité. Feulant, le mort-vivant chargea. Il balaya l’air de sa lame, mais elle ne rencontra que le manche du marteau dans un crissement d’étincelles. Il enchaina aussitôt par quelques passes d’armes rapides, prenant de vitesse le religieux qui récolta vite une estafilade tout le long du bras droit. Haussant les épaules, il se remit en garde. Le vampire en grinça des dents de frustration.

Plusieurs soldats se tenaient derrière lui, n’osant interrompre le duel entre le mort-vivant et frère Brandit. Jusqu’à ce que John Grenaille ne les écarte et n’ouvre le feu sans prévenir. La détonation interrompit une charge de la créature acculée. Celle-ci trébucha avant de faire un bond hors de portée du dangereux marteau. Il étira ses épaules et l’acier de son armure protesta, maltraitée par le projectile.

Derrière lui se glissa le sorcier roux, le poing déjà enflammé. Le mort-vivant les parcouru du regard et eu un reniflement de dédain. Sans prévenir, il pivota et se jeta dans la chambre derrière lui.

Tristofan fut plus rapide et le missile crépitant fusa entre les hommes de Rechald. Dans une nouvelle explosion de flammes, la boule de feu empli la chambre et les immobilisa face à la chaleur infernale. John se posta face à l’ouverture, ses deux revolvers armés. Calmement, le sorcier atténua le brasier et leur permi de découvrir la pièce dévastée. Ils firent la grimace en voyant le mur de briques défoncé et d’où s’élevaient déjà des cris de terreur. Le répurgateur se précipita et traversa l’ouverture à son tour, se retrouvant couvert de poussière dans le salon de la maison voisine. Le corps éventré d’un homme, probablement alarmé par les combats, gisait déjà. Une femme en pleurs n’osait s’en approcher, tétanisée. John l’ignora et repéra la fenêtre en miettes, donnant dans sur ruelle mal éclairée. Il grimaça.